Abstract

Ce numéro du BMS comprend la RC33 Newsletter du printemps 2012 du Comité de recherche « Logique et Méthodologie » (RC33) de l’Association Internationale de Sociologie. Ce numéro du BMS comprend aussi deux articles de recherche (un en français et un en anglais), et trois notes de recherche (deux en anglais et une en français). Le premier article de recherche, en français, « Typologies de parcours et dynamique longitudinale » par Patrick Rousset, Jean-François Giret et Yvette Grelet propose une méthode pour élaborer des typologies d’itinéraires individuels qui prenne en compte la dynamique longitudinale des parcours. L’originalité de cette méthode réside à la fois dans le mode de calcul de la distance entre trajectoires, et dans la procédure de classification basée sur les cartes d’auto-organisation de Kohonen. La propriété principale de la distance est de prendre en compte la proximité entre les états et son évolution dans le temps.
Dans un seconde article de recherche, « Recherche méthodologique sur des questions ‘sensibles’ – Un bilan décadaire », Yeon-Ok Lee et Raymond M. Lee s’appuient sur l’étude de van Meter (2000) de la littérature méthodologique relative à la recherche sur les sujets « sensibles » pour analyser les articles de revues publiés au cours de la décennie suivante. L’article présente des données sur les tendances à la co-publication, identifie des continuités et des discontinuités thématiques, et les lacunes dans la littérature existante.
La première note de recherche, en anglais, « L’interprétation des statistiques en sociologie » par Philippe Cibois, examine le problème de l’interprétation réaliste ou non des types-ideaux que le chercheur peut repérer à propos d’une enquête sur la bonne volonté scolaire des enfants issus de l’immigration. Elle élargit la question par un dialogue fictif entre des partisans d’une interprétation réaliste et d’une interprétation constructiviste des résultats.
La deuxième note de recherche, en français, « Les élections présidentielles de 2002 – Les sondages s’étaient-ils trompés ? » par Jean-Paul Grémy, montre qu’à la veille du premier tour de ces élections, les sondages avaient informé correctement les citoyens sur l’évolution de l’opinion et sur l’indécision d’une partie de l’électorat, mais que ce sont les pronostics élaborés à partir de ces résultats qui étaient manifestement erronés.
La troisième note de recherche, « Compter et mesurer en ligne – La qualité des enquêtes sur Internet » par Edith D. de Leeuw, met en regard les avantages des sondages sur Internet (la vitesse et la réduction des coûts) et les inconvénients (problèmes de couverture et la non-réponse). L’autrice propose aussi une revue des études existantes comparant les enquêtes en ligne avec les méthodes plus traditionnelles de collecte de données.
