
Introduction
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This case study features stories of patients from Yemen, a low-income country in the Arabian Peninsula, who traveled abroad for medical care. Their stories, drawn from interviews with Yemeni medical travelers in India, highlight the economic and emotional burden of pursuing treatment abroad. These stories of chronic non-communicable diseases and serious injuries depart from the common portrayal of medical tourists as wealthy elective patients from the North traveling for cosmetic surgery. The stories center on the demand and benefit of technological medicine for patients from low-income countries and raise questions about what constitutes ‘health’ when non-communicable conditions often entail ongoing efforts at treatment. The case study demonstrates that relying on treatment abroad may result in suboptimal outcomes for local health systems.
La présente étude de cas décrit l’expérience de patients originaires du Yémen, pays à faible revenu de la Péninsule arabique, qui se sont rendus à l’étranger pour recevoir des soins de santé. Leurs histoires, issues d’entretiens avec des touristes médicaux yéménites qui avaient séjourné en Inde, mettent en évidence le fardeau économique et émotionnel qu’impliquent ces voyages à l’étranger pour se faire soigner. Ces histoires de maladies chroniques non transmissibles et de blessures graves diffèrent radicalement des cas habituels de touristes médicaux décrits comme des Occidentaux riches désireux de bénéficier d’actes non impératifs de chirurgie esthétique. Elles se concentrent sur les besoins en médecine technologique des patients de pays à faible revenu et sur les bienfaits qu’elle procure à ces populations, tout en s’interrogeant sur la signification du terme ‘santé’ pour les personnes présentant des maladies non transmissibles qui impliquent souvent des efforts thérapeutiques continus. Cette étude de cas démontre que le recours à un traitement à l’étranger peut donner lieu à des résultats moins satisfaisants que s’il avait été administré au sein du système de santé du pays d’origine.
Este estudio de casos prácticos muestra las historias de pacientes de Yemen, un país con bajos ingresos económicos en la Península Arábiga, que viajaron al extranjero en busca de asistencia médica. Sus historias, extraídas de entrevistas con los turistas médicos de Yemen, subrayan la carga económica y emocional que supone ir en busca de un tratamiento en el extranjero. Estas historias de enfermedades crónicas no contagiosas y lesiones graves parten de la común interpretación de turistas médicos tales como pacientes programados adinerados del Norte que viajan por razones de cirugía cosmética. Las historias se centran en la demanda y el beneficio de la medicina tecnológica para pacientes procedentes de países con bajos recursos económicos y plantean preguntas sobre qué constituye la ‘salud’ cuando las condiciones no contagiosas a menudo suponen continuos esfuerzos durante el tratamiento. El estudio de los casos prácticos demuestra que depender de un tratamiento en el extranjero podría tener resultados subóptimos para los sistemas de salud locales.
This exploratory study assesses the experiences of medical travelers seeking out of country health care in four destination countries: India, China, Jordan and the United Arab Emirates. It aims to identify the source countries of medical travelers, to understand their reasons for seeking out-of-country care, the type of services they obtained, and their level of satisfaction with the experience. Cost, physician and facility reputation and hospital accreditation were ranked as the most important factors in choosing out-of-country care. Wait times at home or lack of access to care were important motivations for international medical travel. Patient assessment of treatment outcomes is as high as might be found in similar assessments in high-income country facilities. Certain forms of treatment sought by respondents (i.e. organ transplantation) raise specific ethical concerns. Also of concern is that the present health systems in all four countries fail to adequately meet the health needs of their population (notably poorer groups). Evidence and inference strongly suggest that access to health care for poorer groups will worsen in these countries as medical tourism increases, at least in the short term, raising generic ethical and policy challenges over the extent to which access to essential health care by poorer persons is compromised by the public subsidization or promotion of medical tourism.
La présente étude exploratoire analyse l’expérience de touristes médicaux qui, désireux de bénéficier de soins à l’étranger, se sont rendus en Inde, en Chine, en Jordanie et aux Emirats Arabes. Elle vise à identifier les pays d’origine de ces touristes médicaux pour comprendre les raisons qui les ont poussés à partir à l’étranger pour se faire soigner, déterminer le type de prestations qu’ils ont obtenues et évaluer leur degré de satisfaction vis-à-vis de cette expérience. Le coût, la réputation des médecins et de l’établissement de soins tout comme les accréditations dont bénéficient les hôpitaux figurent au premier rang des facteurs influençant le choix de soins à l’étranger. Les temps d’attente dans le pays d’origine ou le manque d’accès aux soins ont constitué d’importantes motivations dans l’entreprise de voyages médicaux.
L’évaluation des résultats des traitements répond à des critères aussi stricts que ceux des évaluations effectuées dans les établissements de pays à revenu élevé. Certains types de traitement recherchés par les répondants (à savoir, les greffes d’organes) soulèvent des questions éthiques spécifiques. Autre préoccupation: l’incapacité des systèmes de santé en place dans l’ensemble des quatre pays à répondre aux besoins de leur population (notamment des groupes plus défavorisés) en matière de soins de santé. Des constats et déductions logiques ont laissé fortement entendre que l’accès des populations plus pauvres aux soins de santé se détériorera dans ces pays à mesure que le tourisme médical se développera, du moins à court terme. Cette situation pose des défis éthiques et politiques généraux sur la question de savoir dans quelle mesure l’accès des personnes plus défavorisées aux soins de santé élémentaires est compromise par le financement public ou la promotion du tourisme médical.
Este estudio preliminar evalúa las experiencias de los turistas médicos a la hora de buscar, fuera de su país, asistencia sanitaria en cuatro países de destino: India, China, Jordania y los Emiratos Árabes. Su objetivo es identificar los países de origen de los turistas médicos para entender sus razones a la hora de buscar asistencia fuera del país, así como el tipo de servicios que obtuvieron, y su nivel de satisfacción con la experiencia. El coste, la reputación del médico y el centro además de las referencias del hospital fueron los factores más importantes a la hora de elegir asistencia fuera del país. El tiempo de espera en casa o la escasez de acceso a la asistencia médica fueron motivos importantes para realizar el viaje de carácter medico internacional. La evaluación del paciente sobre los resultados del tratamiento es tan positiva como la que podría obtenerse de evaluaciones similares en centros de países con mayores ingresos económicos. Ciertas formas de tratamiento demandadas por los entrevistados (ej. trasplante de órganos) han planteado preocupaciones éticas concretas. También es preocupante el hecho de que los actuales sistemas de salud de los cuatro países no satisfacían, de forma adecuada, las necesidades de salud de su población (particularmente la de los grupos con menos recursos económicos). La evidencia y la deducción, firmemente, sugieren que el acceso a la asistencia sanitaria para grupos con menos recursos económicos empeorará en estos países al mismo tiempo que se incrementa el turismo médico, al menos, a corto plazo, provocando cambios genéricos éticos y de política sobre el alcance del acceso a la asistencia sanitaria básica por personas más pobres que se ve comprometido por la subvención pública o la promoción del turismo médico.
A striking feature of the medical tourist industry that has developed in Asia since the late 1990s is the involvement of States in supporting the private sector in marketing healthcare services to foreign patients. Malaysia and Singapore, two of the leading players in this field, have, since the 1980s, embarked on healthcare reforms, resulting in an enlarged private healthcare sector. The Singapore state, moving toward state corporatism, has advanced further in its healthcare reforms, and is therefore able to minimize the gap between government and private health services. The Malaysian state, fragmented and facing greater opposition, has not been able to advance as far in its healthcare reforms, and faces a growing gap between public and private health services. Nevertheless, both countries face a shortage of doctors in the public sector, and rising costs and user charges: problems that are exacerbated by a growing private market in healthcare to which the medical tourist industry contributes. As successful market economies, the cases of Malaysia and Singapore serve to illustrate the potential effects of healthcare reforms and commercialization of healthcare on social policy; particularly salient in the context of an emerging focus on trade in health services as a possible growth engine for countries’ economic development.
L’implication des autorités dans le soutien accordé au secteur privé pour qu’il propose des prestations de santé à des patients étrangers constitue une caractéristique notable du tourisme médical qui se développe en Asie depuis la fin des années 1990. La Malaisie et Singapour, deux acteurs majeurs dans ce domaine, ont entamé des réformes dans le secteur de la santé depuis les années 1980, ce qui a entraîné une expansion du secteur privé des soins de santé. L’Etat de Singapour, qui s’oriente vers un corporatisme d’Etat, a poursuivi ses réformes et a par conséquent les moyens de réduire l’écart entre les prestations de santé publiques et privées. En revanche, le gouvernement malais, divisé et confronté à une plus forte opposition, n’a pas été en mesure de progresser autant dans ses réformes du secteur de la santé, le fossé entre services de santé publics et privés se creusant davantage. Cependant, ces deux pays font face à une pénurie de médecins, un accroissement des coûts et une augmentation des frais d’utilisation - des problèmes exacerbés par un marché privé en pleine expansion auquel le tourisme médical contribue. En tant qu’économies de marché qui ont réussi, les cas de la Malaisie et de Singapour permettent d’illustrer les effets potentiels des réformes de la santé et de la commercialisation des soins de santé sur la politique sociale - effets particulièrement notables dans un contexte où le commerce des prestations de santé fait l’objet d’une attention grandissante en ce sens qu’il peut servir de moteur de croissance au développement économique des Etats.
Una característica a destacar sobre el turismo médico que se ha venido desarrollando en Asia desde finales de los 90 es la implicación de los estados a la hora de ayudar al sector privado en la comercialización de los servicios de asistencia sanitaria para pacientes extranjeros. Malasia y Singapur, dos líderes en este campo, se han embarcado, desde los años 80, en reformas de asistencia sanitaria y, como resultado, se ha obtenido un sector sanitario ampliado. El estado de Singapur, cambiándose hacia el corporativismo de estado, ha avanzado más en sus reformas de asistencia sanitaria y, por lo tanto, puede reducir el hueco existente entre los servicios de salud públicos y privados. El estado de Malasia, fragmentado y frente a una gran oposición, no ha podido llegar tan lejos en sus reformas de asistencia sanitaria y se enfrenta a un hueco creciente entre los servicios de salud públicos y privados. Sin embargo, ambos países se enfrentan a una escasez de médicos en el sector público y a costes crecientes y a honorarios de usuario, problemas que se ven exacerbados por el creciente mercado privado en la asistencia sanitaria al que la industria del turismo médico contribuye. Como economías prósperas de comercio, los casos de Malasia y Singapur sirven para ilustrar los efectos potenciales de las reformas de asistencia sanitaria y la comercialización de la misma en política social; particularmente en el contexto de un foco emergente en el mercado de los servicios de asistencia sanitaria como un posible motor de crecimiento para el desarrollo económico de los países.
Organ trafficking is the least researched of all forms of human trafficking. As a result of the ways the phenomenon is framed within academic accounts, government responses and media constructions, almost
Le trafic d’organes est le type de trafic humain le moins étudié. Conséquence de la manière dont ce phénomène est défini dans les rapports universitaires, par les actions des autorités et les interprétations des médias, presque toutes les situations impliquant l’existence d’un marché commercial de vente d’organes s’inscrivent dans le cadre d’un réseau de trafic humain. Le présent article réfute la présomption selon laquelle les marchés de vente de reins relèvent d’un trafic et ce, en se basant sur le commerce de reins, marché clandestin florissant, dans le quartier de Baseco, Manille. L’article avance deux arguments interdépendants. En premier lieu, les particularités contextuelles du commerce d’organes se perdent dans un discours universalisant qui l’intègre au trafic humain, discours également reproduit dans une grande partie de la littérature universitaire sur le sujet. En second lieu, dans le bidonville de Baseco, site de mon étude, les fournisseurs d’organes ne sont comparables à des trafiquants qu’à certains égards, c.-à-d. que leurs activités ne correspondent qu’à certains aspects de la définition du terme « trafic » proposée par les Nations Unies et l’Etat philippin. Il en résulte que les fournisseurs échappent souvent aux actions de lutte contre le trafic humain des autorités philippines. Par conséquent, les fournisseurs de reins ne font l’objet d’aucune autre intervention relevant d’une politique sociale qui pourrait améliorer leurs ressources et leur santé.
El tráfico de órganos es el que cuenta con menos estudio al compararlo con las demás formas de tráfico humano. Como resultado de las maneras en el que el fenómeno está enmarcado dentro de la contabilidad académica, las respuestas gubernamentales y la estructura de los medios de comunicación, casi
The international medical travel industry includes patients seeking to access human biological materials (HBM) including gametes, organs and stem cells. Of the various niche markets, ‘transplant tourism’ has earned global condemnation and efforts to eradicate cross-border trade in organs, while other markets continue to expand. This article reviews the ethical issues raised by medical travel for HBM, in particular those concerning trade in HBM. It argues that a more consistent approach to the regulation of cross-border trade is imperative to ensure that the perils of ‘transplant tourism’ are not replicated in other markets. In addition, it discusses the role of the self-sufficiency model in assisting the development of ethical and practical policies regarding the procurement and use of human biological materials at a national level, thereby minimizing demand for medical travel.
Le secteur du voyage médical international est en partie constitué de patients à la recherche de matériel biologique humain (MBH), notamment gamètes, organes et cellules souches. Parmi les différents marchés de niche, le ‘tourisme de transplantation’ a été condamné par la communauté internationale et ciblé par des actions des autorités et professionnels de la santé pour éradiquer le commerce d’organes, alors que d’autres marchés poursuivent leur expansion. Le présent article passe en revue les questions éthiques posées par le voyage médical visant à se procurer des MBH, plus particulièrement les problématiques relatives à leur commerce. L’article avance qu’il est impératif d’adopter une approche plus cohérente concernant la réglementation du commerce transfrontalier pour garantir que les dangers du ‘tourisme de transplantation’ ne se répercuteront pas sur d’autres marchés. En outre, l’article évoque le rôle du modèle d’autosuffisance en tant que soutien à l’élaboration de politiques éthiques et pratiques relatives à l’approvisionnement et à l’utilisation de matériel biologique humain à un niveau national — une démarche qui entraînerait une baisse de la demande dans le secteur du voyage médical.
Una parte de la industria del viaje de carácter médico implica a pacientes que buscan tener acceso a materiales biológicos humanos (MBH) incluyendo gametos, órganos y células madre. De los diferentes nichos de mercado, el ‘turismo de trasplante’ se ha ganado la condena global por parte de las autoridades gubernamentales y profesionales médicos con el objetivo de erradicar el comercio de órganos, mientras otros mercados continúan en proceso de expansión. Este artículo revisa los temas éticos planteados por el viaje de carácter médico para MBH, en particular aquellos que conciernen al comercio relacionado con el MBH. Sostiene que es imperativo tener un enfoque más consistente para la regulación del mercado transfronterizo para asegurar que los riesgos del ‘turismo de trasplante’ no se repiten en otros mercados. Además, trata el rol del modelo de autosuficiencia a la hora de ayudar al desarrollo de políticas prácticas y éticas concernientes con la obtención y uso de materiales biológicos humanos a nivel nacional, y, de este modo, minimizar la demanda del viaje de carácter médico.
This article explores the challenges medical travel poses for the development and implementation of health regulation in Asia. Cross-border reproductive travel in Asia is used to exemplify some of the ethical, legal and regulatory complexities such travel poses. A number of countries in the region lack regulatory frameworks regarding controversial procedures such as preimplantation genetic diagnosis for sex selection, commercial donor and surrogacy procedures to ensure protections for donors and surrogates or children born of such procedures. The particular challenge of reproductive travel arises when people travel for services because they wish to undertake a treatment requiring the embodied services or biological materials of other people in ways that are not legal or considered unethical in their home country. The final part of the article examines prospects for a global response towards the regulation of such trade. Such a response will require cooperation across sectors, international government organizations, state, and non-state actors to deal with the transnational interdependence it involves and to protect the rights of vulnerable groups. The challenge is to determine the mechanisms for regulating the trade, as well as the basis upon which global regulation is undertaken.
Le présent article explore les défis posés par le voyage médical en termes d’élaboration et d’application de la réglementation de la santé en Asie. L’exemple du tourisme reproductif transfrontalier dans cette région est utilisé pour illustrer la complexité que ce type de voyage revêt sur le plan éthique, légal et réglementaire. Dans un certain nombre de pays asiatiques, des procédures controversées telles que le diagnostic génétique préimplantatoire pour la sélection du sexe, la vente d’organes et la maternité de substitution ne sont régies par aucun cadre juridique garantissant la protection non seulement des donneurs et des mères porteuses, mais aussi des enfants nés de ce type de procédure. Le défi propre au tourisme reproductif se pose lorsque le voyage est motivé par la recherche d’un traitement nécessitant l’utilisation du corps ou de matériel biologique d’autrui à des fins qui seraient illégales ou considérées comme non éthiques dans le pays d’origine. La dernière partie de l’article examine les options à envisager pour trouver une réponse visant une réglementation de ce commerce à l’échelle internationale. Une telle réponse nécessitera une coopération entre les différents secteurs, les organisations gouvernementales internationales, les Etats et des acteurs non étatiques pour gérer l’interdépendance transnationale qu’elle implique et protéger les droits des populations vulnérables. Le défi consiste à déterminer quels mécanismes permettront de réglementer ce commerce et sur quelles bases la réglementation internationale reposera.
Este artículo examina los retos que el viaje de carácter médico plantea para el desarrollo y la implementación de reglamentos de salud en Asia. El viaje reproductivo transfronterizo en Asia se utiliza para ejemplificar algunas de las complejidades regulatorias, legales y éticas que tal viaje plantea. Varios países de la región carecen de marcos regulatorios en cuanto a procedimientos controvertidos tales como el diagnóstico genético de pre-implantación para la selección del sexo, el donante comercial y los procedimientos de vientres de alquiler, para asegurar la protección de los donantes y madres de alquiler o para los niños nacidos por de esos procedimientos. El particular cambio del viaje reproductivo surge cuando las personas viajan porque desean someterse a un tratamiento que requiere de servicios incorporados o materiales biológicos de otras personas y que se consiguen de manera ilegal, o se considera inmoral en sus países natales. La parte final de este artículo examina las expectativas de obtener una respuesta global hacia la regulación de tal mercado. Tal respuesta requerirá la cooperación a través de los sectores, organizaciones gubernamentales internacionales, actores estatales y no estatales para así tratar la interdependencia transnacional que implica y para proteger los derechos de los grupos vulnerables. El reto consiste en determinar los mecanismos que regulan el mercado así como las bases sobre las cuales se lleva a cabo la regulación global.

